Conseils Jardinage, Arrosage, Taille & Entretien

Avant de planter…
Songez tout d’abord à la lumière : c’est le facteur le plus important de tous ! Les plantes ont besoin de lumière pour se développer, puisque c’est leur source d’énergie. Or les pièces que nous habitons sont sombres. Imaginez : une ampoule à économie d’énergie consommant 50 watts suffit à éclairer 10 mètres carrés. Cela nous suffit pour bien y voir et lire. En été, à midi, le soleil offre non pas 5 watts au mètre carré..; mais 1 000 watts ! Une pièce très lumineuse, en plein sud, recevra au plus 10 % de cette énergie. Il faut donc choisir des plantes d’intérieur résistantes à l’ombre. Les dieffenbachias, les aglaonémas, les lierres et les fougères d’intérieur peuvent pousser dans une pièce qui reçoit peu de soleil, près d’une fenêtre. Les plantes grasses et les cactées, elles, ont besoin de la pleine lumière. N’hésitez pas à les placer au plus près de la fenêtre, quitte à les habituer progressivement. Elles peuvent souffrir d’un « coup de soleil » si elles ont manqué de lumière.
Pensez aussi à adapter le substrat (la « terre » dans laquelle vous cultiverez la plante) en fonction de ses besoins. Les plantes d’intérieur ont besoin d’un terreau riche en humus, qui laisse l’eau filtrer après arrosage. Il ne doit pas être trop riche en tourbe car il est difficile de l’humidifier s’il vient à sécher.
Au moment de la plantation
Lorsque vous avez acheté une plante d’intérieur, rempotez-la. C’est un peu de travail mais vous la garderez bien plus longtemps. Choisissez un pot à peine plus large que le pot actuel de la plante, pourvu de trous de drainage. Sur une bâche plastique, sortez la plante de son pot et démêlez la motte, afin de dégager quelques racines. Si le substrat est très fibreux, enlevez-en le maximum. Placez 2 cm de billes d’argile au fond du nouveau pot, puis couvrez de quelques centimètres de terreau. Posez la plante dessus et remplissez de terreau le vide entre la motte et le bord intérieur du pot. Faites le bien descendre, en le poussant vers le bas avec les mains ou une baguette. Une fois que le terreau atteint 2 cm en dessous du bord du pot, arrosez copieusement, puis placez la plante à une exposition assez lumineuse pour elle.
Les soigner
Nettoyez régulièrement les feuilles avec une éponge humide, sans produit lustrant. La poussière encrasse les feuilles. Apportez un engrais si la plante pousse beaucoup. Des tiges qui s’allongent démesurément, avec des feuilles espacées, indiquent qu’elle manque de lumière. Rapprochez-la de la lumière. Si vous ne voulez pas que le sujet prenne trop d’ampleur, coupez régulièrement l’extrémité des tiges, ce qui l’oblige à se ramifier.
Pourquoi tailler ?
Le premier conseil à donner, si l’on ne maîtrise pas les grands principes de la taille, est de couper le moins possible. N’oubliez pas que les branches sont plus vite abattues que remplacées et il est toujours préférable de ne pas tailler du tout plutôt que de couper à tort et à travers. Les occasions de couper des branches ne manquent pas à ceux qui possèdent un jardin. Mais la taille requiert du bon sens et une certaine expérience. Ne vous inquiétez pas si cette opération peut paraître délicate pour le débutant elle devient rapidement une véritable passion dès que l’on a bien assimilé les principes de base.
Si le plus souvent on conserve aux plantes leur port naturel et l’aspect original qui les caractérise, il est possible de soumettre les végétaux à la taille pour les conduire de façon ordonnée, pour réduire leur volume, pour augmenter la quantité de fleurs ou de fruits. La taille ne fait qu’accélérer en partie un processus naturel.
La taille est donc utile au jardinier pour:
– garder ses arbres et arbustes en bonne santé,
– améliorer leur floraison et la beauté de leur feuillage,
– maîtriser leur forme et leur encombrement.
Garder ses arbres et arbustes en bonne santé
Mieux vaut prévenir que guérir, des soins réguliers évitent la plupart des maladies. Supprimez les branches abîmées, cassées ou dont l’écorce est endommagée au niveau d’une partie saine. Dégagez le centre pour laisser passer l’air et la lumière. Encouragez le sujet à produire de jeunes branches pour supprimer les plus vieilles.
Améliorer leur floraison et la beauté de leur feuillage
Les fleurs et les feuilles sont plus belles au sommet et à l’extérieur de la plante. Favorisez les pousses vigoureuses partant vers les extérieurs, coupez les branches rentrant vers le centre du sujet.
Maîtriser leur forme et leur encombrement
Coupez les branches qui détruisent la silhouette et la symétrie naturelles ou souhaitées de la plante. Supprimez ou taillez les branches faibles pour les renforcer, une taille légère n’entraîne qu’une faible repousse.
Les règles de base de la taille
La taille, quel que soit le végétal, passe tout d’abord par quelques règles simples à respecter. Une fois ces principes acquis, vous pourrez alors vous lancer dans vos travaux de jardinage sans crainte.
Essayez de préserver la forme naturelle de l’arbre ou de l’arbuste le plus longtemps possible.
Commencez par supprimer les branches mortes, éliminez ensuite les branches en double (celles qui se croisent et se trouvent concurrencées par d’autres ayant la même direction).
La coupe se fait à 5 à 6 mm au-dessus d’un futur bourgeon (œil) ou bourgeon naissant. Choisissez un œil situé vers l’extérieur du buisson ou de la ramure de l’arbre. Le nouveau rameau ne viendra pas ainsi encombrer le centre de l’arbre mais étoffer sa silhouette.
Coupez en biais de façon que la partie basse se trouve du côté opposé au bourgeon.

Faites des coupes bien nettes en évitant les déchirements. Placez la lame coupante du sécateur vers la partie de la branche conservée sur la plante. Les plantes ne supportent mal la suppression ou la taille de branches de fort diamètre. N’attendez donc pas trop pour tailler les branches gênantes. Pour couper une grosse branche (au-dessus de 5 cm de diamètre) évitez l’éclatement du bois. Pratiquez d’abord une incision de quelques millimètres sous la branche avant de scier en oblique au-dessus.
Protégez les grosses plaies avec un produit cicatrisant.
Lorsqu’on achète un arbre ou un arbuste chez un professionnel la plante est généralement déjà formée contentez vous de maintenir l’équilibre de la forme existante. Si vous élevez vous même un jeune arbre, formez une tige principale, si possible droite, puis formez sa ramure, supprimez alors le bourgeon terminal pour favoriser la ramification.
Bien choisir son matériel de taille
Pour bien tailler il est important de se servir de bons outils bien affutés et non rouillés. La sève étant agressive, passez, simplement, après usage un chiffon huileux sur les lames.

Le sécateur est parfait pour les branches de petite taille. Cet outil permet d’obtenir une très bonne coupe quand il est en bon état et bien entretenu. Deux types de modèle, le traditionnel avec une lame incurvée qui vient couper contre une contre-lame fixe ; plus récent le sécateur enclume, avec une lame en D qui vient s’appuyer sur une enclume. Pour obtenir une coupe franche avec l’un ou l’autre modèle le rameau doit être positionné le plus possible à l’intérieur et non sur la pointe de l’outil. Des sécateurs sur batterie permettent de couper sans effort même des rameaux de fort diamètre.
L’échenilloir est idéal pour couper les branches hautes et ainsi rééquilibrer un arbre sans avoir à utiliser une échelle. C’est simplement un sécateur composé d’un manche de 2 à 8 m.

Le sécateur de force ou ébrancheur est un sécateur géant avec des poignées de 20 à 40 cm qui permet d’exercer une force plus importante pour la coupe des branches de gros diamètre.

Une scie voir même une tronçonneuse sera nécessaire pour de gros rameaux et ainsi faciliter les travaux d’élagage. Il existe de nombreux modèle de scies, même pliables pour faciliter le transport en toute sécurité. Il existe également des mini-tronçonneuses sur batterie, le rêve pour le jardinier !

La cisaille est un indispensable pour tailler les haies. Le manche est déporté afin de limiter tout risque de blessure pendant le travail. Quelles soient à main, électrique, thermique ou batterie, elles demandent tout de même un certain savoir faire. Travaillez par petits gestes en écartant légèrement la pointe de l’outil du végétal à tailler. Cela permet de mieux maitriser l’outil, et d’éviter les trous et tailles malencontreuses difficiles à rattraper.

 

Quand tailler ?
Taille des arbres et arbustes sans fleurs
La taille des arbres et arbustes sans fleurs a pour but d’embellir leur feuillage et de travailler leur forme.

L’époque la plus favorable à la taille des arbres est celle du repos de végétation, c’est à dire du mois de novembre à la fin mars. C’est la période pendant laquelle la taille perturbera le moins la vie de la plante. Evitez toutefois de tailler lorsqu’il gèle.

La meilleure période, pour l’arbre et le jardinier est donc celle où la température remonte et la végétation sort du sommeil hivernal, en mars. De plus la cicatrisation peut intervenir immédiatement ce qui n’est pas le cas en hiver.

Taille des arbres et arbustes à fleurs
La taille de floraison a pour but de favoriser le développement de certains boutons en y concentrant le maximum de sève. S’il n’est pas taillé l’arbuste multiplie ses rameaux qui deviennent de moins en moins vigoureux et qui fleurissent mal.
Il y a 2 périodes de taille:
– La floraison est printanière, les boutons floraux se situent sur les rameaux produits l’année précédente ou plus âgés. Attendez la fin de la floraison pour tailler, sinon vous éliminer sans aucuns doutes de futures fleurs. En guise de taille vous pouvez faire des bouquets géants pour supprimer les branches âgées et renouveler la ramure.
– Si la floraison est estivale ou automnale les boutons à fleurs se forment sur le bois de l’année même ou du nouveau bois. Taillez donc à la fin de l’hiver et toujours avant le départ de la végétation. Taillez très sévèrement pour faire se développer en nombre des branches vigoureuses qui porteront les fleurs dans le courant de l’année.
Dans le doute, une seule chose à retenir : taillez toujours après la floraison.

Taille des haies

L’époque de taille des haies fleuries est la même que celle des arbustes à fleurs solitaires, c’est à dire après la floraison.
L’époque de la taille des haies régulières ou haies écran dépend du végétal qui compose ces haies.
Pour les feuillus, taillez au printemps (avril) puis fin septembre.
Pour les conifères, taillez en juin pour profiter de la fraîcheur des pousses printanières.
Ne taillez pas après septembre car les coupes cicatriseraient mal.

Arrosage des plantes d’intérieur ou en pot

Les plantes cultivées en potées et en jardinières ne peuvent aller chercher elles-mêmes l’eau qui leur manque. Vous avez donc une grande responsabilité vis-à-vis de ces protégées !

Il n’y a pas de règle précise pour arroser les plantes en pot. Oubliez les conseils du genre « arrosez-la deux fois par semaine » car ils vous encouragent à faire des erreurs, en arrosant trop ou pas assez. Il vaut mieux évaluer les besoins de la plante et y répondre de façon adaptée. Si vous débutez, rassurez-vous : on prend le coup de main très vite !
Toucher, le bon geste
Détrempez la surface de la terre en pot et laissez l’eau s’écouler en excès pendant quelques minutes. En posant la main à la surface de la terre, sans appuyez, vous vous rendez compte de la présence d’eau. Si vous attendez encore un peu, par exemple après une journée s’il ne fait pas trop chaud, la surface au toucher vous apparaîtra moite, ni détrempée ni sèche. Si vous appuyez très fortement, vous sentirez peut-être davantage la sensation d’humidité. Et si vous attendez encore, la sensation correspond au toucher d’une surface sèche. Même en appuyant fortement, impossible de déceler la présence d’eau. La terre est alors sèche au toucher et il faut arroser.

Quelle quantité ?

La quantité à apporter varie selon le volume du pot et donc la taille de la plante. Un petit pot se dessèche plus vite qu’un grand, qui a plus d’inertie. Dans la pratique, apportez autant d’eau que nécessaire pour que la surface de la terre ne soit pas sèche au toucher, mais pas détrempée non plus. Ne laissez pas la soucoupe remplie d’eau en permanence : les plantes ne supportent pas de voir leurs racines tremper dans l’eau et elles y pourrissent fatalement, à de rares exceptions près.
La façon la plus pratique d’arroser est de tremper le pot dans un seau d’eau pendant une demi-heure environ, de laisser l’excès s’égoutter puis de remettre la plante en place.

Savoir doser

Lorsqu’on arrose au tuyau, on a très vite l’impression d’inonder la plante. Ca coule vite et ça fait du bruit… mais dans la réalité, on n’a parfois pas mis plus d’un litre d’eau à une plante qui en réclamait dix fois plus ! Faites le test : comptez le nombre de secondes nécessaires au remplissage d’un arrosoir-étalon, et ajustez le temps passé à arroser les plantes au tuyau. Avec l’arrosoir, la mesure est plus facile, car on a bien conscience d’apporter un demi-arrosoir ou un arrosoir complet.

Les bacs à réserve d’eau

Ils dispensent de la corvée d’arrosage, c’est vrai. Mais ils n’ont pas que des avantages si on les emploie sans discernement. Premièrement, ne les employez pas en extérieur mais seulement en intérieur. Après un orage ou une grosse pluie, ils se transformeraient en aquarium et vos plantes pourriraient très vite !
En intérieur, réservez-les aux plantes solides, qui acceptent de voir leurs racines rester en contact permanence avec l’eau, comme les papyrus (Cyperus alternifolia). Pour ce type de végétaux, le bac à réserve d’eau est idéal.
Du tartre sur la terre
A force d’arroser avec de l’eau calcaire, il se forme une croûte inesthétique à la surface de la terre et même à l’extérieur des pots en terre cuite. Outre son aspect inesthétique, cette croûte n’est pas saine pour la plante. Retirez-la en brossant le pot et veillez à arroser plus souvent avec une eau non calcaire, comme l’eau de pluie ou l’eau du robinet agrémenté du jus d’un citron pour 5 L.
Gare au coup de froid !
Dernière précaution lorsqu’il s’agit d’arroser des plantes en pot, spécialement en intérieur : veillez à ce que l’eau ne soit pas trop froide. Une eau glaciale provoque un stress considérable sur une plante d’appartement en hiver. Ses racines peuvent périr, faisant flétrir la plante alors que la terre est détrempée ! Il vaut mieux laisser l’eau se mettre à température pendant quelques heures avant de l’employer. Ou alors, faites couler une eau tiède (20°C à peine) dans votre arrosoir au moment d’arroser.

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